Vivre avec plutôt que faire pour

Des lieux de vie partagée avec des personnes handicapées mentales

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L'Arche La Ruisselée, 33 ans d'existence

En 1985, L’Arche La Ruisselée s'installait à une vingtaine de
kilomètres du Mans. Aujourd'hui, cet établissement médico-social accueille 29 adultes en situation de handicap mental, dans 3 petites maisons à taille humaine, qu'ils partagent avec les assistants, et un atelier de jour où diverses activités sont proposées (poterie, couture, cuisine…)
Notre communauté, où vivent ensemble assistants et personnes
handicapées, est convaincue d’avoir quelque chose à
apporter à la société. Nous souhaitons dès lors révéler à notre
entourage le trésor qu’est notre vie quotidienne.

L'Arche La Ruisselée, c'est

3 foyers

Des petites maisons à taille humaine qui accueillent chacune 6 personnes avec un handicap et des assistants - volontaires et salariés - qui partagent leur vie.

1 atelier de jour

Où les personnes avec un handicap participent à des activités très diverses : poterie, peinture, bougies, couture, cuisine…

29 personnes accueillies

  • 18 internes et 11 externes
  • 25 aux ateliers de jour et 4 en ESAT
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L'Arche La Ruisselée a 2 projets :

  • Construire une chapelle de 120 m² sur son terrain pour répondre à la demande des personnes de la communauté. Le lieu de prière actuel ne permet pas d'accueillir tous ceux qui le souhaiteraient ; pourtant les rencontres, les célébrations et les fêtes sont des lieux où nous expérimentons notre unité au travers de nos différences. À l’écoute des personnes ayant un handicap, notamment des plus démunies, nous éprouvons ce lien profond qui nous unit en tant qu’être humain.


  • Construire un 4e foyer et élargir notre communauté pour accueillir d'autres personnes avec un handicap et continuer à faire signe : montrer les dons des personnes avec un handicap.


L'Arche en France...

  • 35 communautés
  • 7 projets de communauté
  • 1800 personnes avec un handicap
  • 850 salariés ETP
  • 370 volontaires
  • Plus de 400 bénévoles

... et dans le monde

  • 152 communautés             
  • 37 pays                                 
  • Plus de 4000 personnes avec un handicap
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Le volontariat à L'Arche, une expérience fondatrice !

Vivre en communauté

Le volontaire vit et habite dans une maison avec des personnes en situation de handicap, d'autres volontaires, des assistants et des responsables, créant ainsi un "foyer". Il participe aux activités de tous les jours : repas, fêtes, tâches ménagères, activités de détente. Il accompagne les personnes dans les gestes du quotidien. Bref, comme dans une famille où chacun aide à faire tourner la maison !

Aller à la rencontre de l'inattendu

Le volontaire, à travers une démarche solidaire et humaine, part à la rencontre de cultures, de traditions et de nationalités différentes.

Se former et prendre des responsabilités

Le volontaire, au cœur de la vie de foyer, est encadré par une équipe de professionnels qui le forment, le guident et l'amènent à prendre des responsabilités.

Contact 

Muriel de Poulpiquet : resp.assistants@arche-laruisselee.org

L'origine

Une rencontre

L’Arche est née en 1964 d’une rencontre entre Jean Vanier et deux hommes avec un handicap mental, Raphaël Simi et Philippe Seux, vivant alors dans une institution psychiatrique. Profondément touché par leur détresse, il décide d'acheter une petite maison dans le voisinage pour les accueillir et vivre avec ces deux nouveaux compagnons. Ce ne sont pas « des handicapés mentaux » que Jean Vanier accueille, ce sont Raphaël et Philippe ; ce n’est pas une institution qu’il crée, mais lui qui s’engage auprès de ces deux hommes dont le cri l’a touché.

Un cri

« J’ai découvert que les personnes avec un handicap mental étaient le peuple le plus opprimé du monde. » Jean Vanier

« La structure des hôpitaux psychiatriques avant la réorganisation des secteurs était concentrationnaire. Les personnes y étaient envoyées sans considération de leur contexte, de leur histoire ou de leur personnalité. Elles pouvaient rester pendant quinze ou trente ans enfermées ! » Erol Franko, psychiatre, décrivant le contexte des années 1960.

Cette démarche d’engagement personnel va se révéler extraordinairement féconde.

Un rayonnement international

Dès 1965, de nouveaux lieux de vie voient le jour et Jean Vanier fait appel aux bonnes volontés pour l'accompagner dans sa tâche. Des jeunes de France, du Canada, d'Angleterre, d'Allemagne se joignent à lui et deviennent des assistants qui font le choix de vivre avec des personnes avec un handicap mental.

Grâce à eux, le projet de L'Arche se répand très rapidement dans d’autres régions, d’autres pays, d’autres continents… dans des contextes, des cultures, des religions très différentes.

L’intuition fondatrice se poursuit de nos jours dans les 150 communautés de L’Arche sur les 5 continents, dans 37 pays.


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Jean Vanier

De nationalité canadienne, Jean Vanier naît en 1928, d'un père, Georges Vanier, diplomate puis Gouverneur général du Canada de 1959 à 1967. En 1942, à 13 ans, Jean rejoint la Marine Royale Britannique en tant que cadet au Collège Naval de Dartmouth. Il s’embarque dans la marine anglaise, puis canadienne, en pleine seconde guerre mondiale où il restera 8 ans. Cette expérience le façonne pour toute la vie.

Pourtant, il ressent un appel à une autre forme de vie. En 1950, il choisit de démissionner de la marine canadienne.
Il rejoint L’Eau Vive, un centre d’enseignement théologique, que dirige le Père dominicain Thomas Philippe et y commence sa thèse de doctorat sur l’éthique d’Aristote qu’il soutiendra en 1962.

À la fin de l’année 1963, il visite le Père Thomas qui vient d’être nommé aumônier du Val Fleuri à Trosly-Breuil, près de Compiègne dans l’Oise. Le Val Fleuri est une institution qui accueille une trentaine d’hommes avec un handicap mental. Plus tard, Jean retourne à Trosly et commence à s’intéresser à la question de l’accueil des personnes avec un handicap mental. C’est ainsi qu’il visite l’asile psychiatrique de Saint‐Jean les Deux jumeaux où sont Raphaël Simi et de Philippe Seux, deux hommes handicapés mentaux. Il est profondément touché par leur détresse. Il décide d'acheter une petite maison dans le voisinage pour les accueillir et vivre avec ces deux nouveaux compagnons.